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La Maison du développement durable propose un équilibre maitrisé entre la qualité architecturale et les principes écologiques.

La réalisation de la Maison du développement durable concrétise l’ambition d’une architecture de démonstration et positive qui, tout en mettant l’accent sur le confort et la qualité de vie des usagers, protège l’environnement dans une perspective d’avenir meilleur.

L’intervention propose une façon inédite de construire le paysage urbain en plein centre-ville. La nature est invitée à remplir l’intérieur de l’édifice en établissant une forme d’harmonie entre l’extérieur et l‘intérieur.

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Maquette en carton du projet de la MDD

 

Une nouvelle façon de concevoir le paysage urbain

Ce projet est l’occasion d’un contact direct avec le grand public et présente une nouvelle façon de concevoir le paysage urbain. En proposant, en plein centre-ville, une construction écologique de haut niveau, la Maison du développement durable questionne notre rapport à l’environnement et à la société. Pour réaliser une construction en harmonie avec son environnement immédiat, la mise en place de dispositifs complexes a été nécessaire. Cette performance écologique a permis de concevoir un édifice au carrefour de l’art, de l’échange et de l’architecture dans le milieu habité de l’humain. La réalisation de cette construction matérialise une opportunité pour ces penseurs d’un mouvement planétaire d’entrer en contact direct avec le grand public. L’individu est interpellé, puis poussé au questionnement sur les grandes problématiques du monde contemporain. Grâce à la réflexion, il se conscientise et réalise sa capacité d’agir positivement sur son environnement au moyen de gestes quotidiens.

Le site

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La MDD est située en plein coeur du Quartier des spectacles à Montréal

L’emplacement où a été érigée la Maison du développement durable a eu un impact capital sur sa conception. Une construction dite « verte » privilégierait naturellement un espace libre d’entraves, permettant d’établir avec la nature une symbiose à sa mesure. Pourtant, c’est sur un terrain en milieu urbain que le projet a vu le jour. Les contraintes inhérentes à une construction en plein centre-ville montréalais se sont ajoutées aux défis d’une construction Leed® Platine. L’édifice, vitrine environnementale et technologique, est implanté au cœur du Quartier des spectacles : un milieu empreint d’une riche tradition architecturale comme en témoigne la présence de la Place des Arts et du Théâtre du Nouveau Monde. Le principe de symbiose se retrouve ainsi étendu jusqu’à la nécessité d’un geste fort dans le respect du cadre bâti. Fermement installé au cœur de l’action, baignant dans un foisonnement d’activités sociales, économiques et culturelles montréalaises, le projet jouit d’un rayonnement inégalé.

L’idée

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Le hall de la Maison du développement durable

L’intervention propose une nouvelle façon de construire le paysage urbain en plein centre-ville. La nature est invitée à emplir l’intérieur de l’édifice, en créant une harmonie entre l’extérieur et l‘intérieur. Dès l’entrée, un atrium s’affirme comme le point de rencontre entre l’environnement pénétrant le projet, le public en quête de savoir et les organismes proposant des pistes de solutions. Animé par le choc des idées et des réflexions, cet espace crée la synergie et la volonté de répondre aux grands défis de notre époque. La Maison du développement durable se distingue réellement d’autres bâtiments durables, en ce qu’elle associe, dans un équilibre maitrisé et parfait, des qualités architecturales et écologiques uniques.

L’extérieur

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Le jardin Hydro-Québec attenant à la Maison du développement durable

Un jardin sépare cette construction du Théâtre du Nouveau Monde et s’appuie sur le projet. Cet espace vert, à l’aide de balises, questionne et invite le passant à laisser sa curiosité le guider hors des chemins connus. Par la réflexion qu’elles suscitent à la manière d’une forêt bienveillante, ces balises en filigrane mènent le visiteur à se rapprocher du bâtiment. À la rencontre de l’espace planté et de l’espace bâti, la Maison du développement durable semble fracturée. Une déchirure dans la fragile coquille laisse percevoir le pouls de la vie, de l’activité intense qui fourmille en son cœur.

L’intérieur

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L’atrium de la Maison du développement durable

En pénétrant dans l’immeuble, notre perception est transformée, un changement de paradigme s’opère : ce qui était perçu de l’extérieur comme une esquisse fragile des espaces du projet se révèle être la pierre angulaire sur laquelle il est bâti. Dans un mouvement naturel, le citoyen se dirige vers l’atrium. L’âme de la Maison du développement durable s’y trouve. Le citoyen devient acteur en étant attiré dans cet espace de toutes les rencontres. Le projet y accueille la nature et lui restitue son rôle de partenaire. La géométrie de l’espace attire le regard vers les systèmes bioclimatiques mis en évidence. Un mur végétal grimpe dans l’atrium, en aidant au maintien de la qualité de l’air. Tous les niveaux s’y greffent. Au rez-de-chaussée, on retrouve espaces d’interprétation et d’information, restaurant et kiosque d’information; l’ensemble des lieux favorise les échanges et la discussion. À l’étage se situe un centre de la petite enfance et des salles de conférence ouvertes sur la rue, diffusant dans l’espace public son contenu à la façon d’un porte-voix. Les grandes questions y sont abordées et débattues dans la transparence. Aux autres niveaux se retrouvent les partenaires et organismes qui mettent leurs moyens à la disposition de tous.

Tournée vers l’avenir

La réalisation de la Maison du développement durable concrétise l’ambition d’une architecture de démonstration et positive qui, tout en mettant l’accent sur le confort et la qualité de vie des usagers, protège l’environnement dans une perspective d’avenir amélioré. Le citoyen peut faire appel à un savoir nouvellement acquis et des ressources qui l’aideront à élaborer des pistes de solutions et des gestes qui auront un impact indéniable sur son environnement. La Maison du développement durable est le lieu de ces réflexions sur un monde qui se fragilise. Qu’il soit question de changements climatiques, d’agriculture ou d’alimentation, l’énergie de ces débats ne peut être contenue, elle brise l’enveloppe protectrice et rejaillit sur la ville.

MENKÈS SHOONER DAGENAIS LETOURNEUX Architectes

    • Profitez de l’expertise d’Équiterre

      Expertise

      Tous les secrets de l’expérience acquise lors de la réalisation de la Maison du développement durable livrés pour vous sous la forme de conférences, visites guidées, formations ou mandat de consultation.  Pour plus de renseignements, communiquez avec Équiterre. arbre
    • Faits dans un quartier près de chez vous

      Produits locaux

      De tous les matériaux ayant servi à construire la MDD et dont la provenance est connue, 40 % ont été produits à moins de 50 km du bâtiment. arbre
    • Des robinets éco-énergétiques?

      Eau chaude

      Sur un an, la réduction de la consommation d’eau chaude due à la robinetterie performante de la MDD entraîne des économies d’au moins 200 $.   arbre
    • 58 % plus de terrain

      Superficie

      C’est la superficie occupée par les banlieusards relativement à celle des familles établies près des centres-villes. arbre
    • 100 % plus cher

      Banlieue

      C’est la différence du coût pour construire les infrastructures d'une banlieue comparativement à celles d'un quartier dense. arbre
    • 50% plus de GES

      GES

      C’est ce qu’une famille de banlieue génère de plus par rapport à celle qui habite en ville. arbre
    • En 2002, nous avions un rêve ...

      sidney-ribaux

      «

      En 2002, nous avions un rêve. Dans ce rêve, les bénévoles et employés d'Équiterre travaillaient dans un espace propre, sain et lumineux; Équiterre avait un pied à terre dans la communauté, un lieu de diffusion de ses messages, et ses partenaires étaient réunis avec lui dans l'un des bâtiment les plus écologiques au monde. Nous n’étions qu'un petit organisme à but non lucratif, sans argent ni aucune expertise en bâtiment. Plusieurs nous disaient que ce rêve (de 27 millions de dollars) ne pourrait jamais se réaliser. C'est en partie grâce à ces personnes que nous avons décidé de le faire.

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      Sidney Ribaux

      Président de la Maison du développement durable

    • Participer activement à la transformation du marché

      jacques-lagace

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      En collaborant à ce projet, nous avons pris conscience de l’impact environnemental des milliers de choix que nous faisions en cours de conception. Toutefois, beaucoup reste encore à faire pour accéder à toute l’information qui nous guiderait à faire des choix plus éclairés en matière environnementale. Le marché à cet égard est en mutation, et c’est un devoir pour nous de participer activement à sa transformation.

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      Jacques Lagacé

      Ingénieur, BPA

    • Chercher, découvrir, inventer une façon de concevoir

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      Le projet de la Maison du développement durable était porteur. Nous étions enthousiastes à l’idée d’une symbiose entre nos équipes d’architectes, d’ingénieurs et de constructeurs, et la vaste équipe d’Équiterre, de ses experts et de ses partenaires, dans le but  de chercher, découvrir, inventer une façon de concevoir et de construire selon une architecture socialement et écologiquement engagée.

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      Anik Shooner

      Architecte, MSDL

    • L’utopie bétonnée

      CO²

      Si on remplaçait le ciment par de la poudre de verre dans les 5 milliards de m3 de béton utilisés annuellement sur la planète, on éliminerait l’émission d’un demi-milliard de tonnes de CO².